gémaux

Publié le par jucreations

gémaux

Bonne réalisation!

Aller pour les curieux;

Ma journée s'est très bien passé,je fais les paquets cadeaux des boîtes de marrons.

Franchement pas fatiguant.

Le truc c'est que les horaires fixes je n'avais jamais eu l'occasion d'en faire"lol"

Alors qu'en on me dit il faut attendre c'est pas l'heure car tu vas te faire mal voir ça me fait rire!

Perso j'arrivais toujours 15 mins avant et partait 1h à 3h après sans rémunérations supplémentaires!

Mes journées comment à 7h30 pause à 10h obligatoire"mdr",11h30.

13h 16h,je peux même aller chercher mes enfants à l'école!

Le hic c'est que ma misson s'étale sur 3 semaines peut-être plus mais faut pas rêver.

Sinon il y a une bonne ambiance.

Publié dans grilles gratuites

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Michèle 24/11/2010 11:31


Merci pour la grille et oui j'ai connu à l'usine comme toi je regarde pas l'heure et si tu as un quota il faut pas dépasser sinon les autres râlent remarquent les patrons quand ils voient qu'une
peut faire ils augmentent les quotas mdr donc il faut les comprendre pour ça BOn courage et dis toi que c'est un pied à l'étrier et comme tu dis qui sait

bisous et bon courage

Michèle


nessa :0091: 23/11/2010 22:58


cool!!

je voulais te demander tes drapeaux le script c'est du java script ? si non est ce que tu peux me files le script stp bisous belle nuit


magsam 23/11/2010 22:46


Je passe te faire mon coucou du soir j'espere que tu vas bien ? Gros bisous a toi passe une belle et douce nuit*


mentale 23/11/2010 20:31


Mon grand coucou du mardi soir**


Linda & Picasso ::0079::0071:: 23/11/2010 12:19


Bonne journée

Novembre

Je lui dis : La rose du jardin, comme tu sais, dure peu ;
et la saison des roses est bien vite écoulée.
SADI.


Quand l'Automne, abrégeant les jours qu'elle dévore,
Éteint leurs soirs de flamme et glace leur aurore,
Quand Novembre de brume inonde le ciel bleu,
Que le bois tourbillonne et qu'il neige des feuilles,
Ô ma muse ! en mon âme alors tu te recueilles,
Comme un enfant transi qui s'approche du feu.

Devant le sombre hiver de Paris qui bourdonne,
Ton soleil d'orient s'éclipse, et t'abandonne,
Ton beau rêve d'Asie avorte, et tu ne vois
Sous tes yeux que la rue au bruit accoutumée,
Brouillard à ta fenêtre, et longs flots de fumée
Qui baignent en fuyant l'angle noirci des toits.

Alors s'en vont en foule et sultans et sultanes,
Pyramides, palmiers, galères capitanes,
Et le tigre vorace et le chameau frugal,
Djinns au vol furieux, danses des bayadères,
L'Arabe qui se penche au cou des dromadaires,
Et la fauve girafe au galop inégal !

Alors, éléphants blancs chargés de femmes brunes,
Cités aux dômes d'or où les mois sont des lunes,
Imans de Mahomet, mages, prêtres de Bel,
Tout fuit, tout disparaît : - plus de minaret maure,
Plus de sérail fleuri, plus d'ardente Gomorrhe
Qui jette un reflet rouge au front noir de Babel !

C'est Paris, c'est l'hiver. - A ta chanson confuse
Odalisques, émirs, pachas, tout se refuse.
Dans ce vaste Paris le klephte est à l'étroit ;
Le Nil déborderait ; les roses du Bengale
Frissonnent dans ces champs où se tait la cigale ;
A ce soleil brumeux les Péris auraient froid.

Pleurant ton Orient, alors, muse ingénue,
Tu viens à moi, honteuse, et seule, et presque nue.
- N'as-tu pas, me dis-tu, dans ton coeur jeune encor
Quelque chose à chanter, ami ? car je m'ennuie
A voir ta blanche vitre où ruisselle la pluie,
Moi qui dans mes vitraux avais un soleil d'or !

Puis, tu prends mes deux mains dans tes mains diaphanes ;
Et nous nous asseyons, et, loin des yeux profanes,
Entre mes souvenirs je t'offre les plus doux,
Mon jeune âge, et ses jeux, et l'école mutine,
Et les serments sans fin de la vierge enfantine,
Aujourd'hui mère heureuse aux bras d'un autre époux.

Je te raconte aussi comment, aux Feuillantines,
Jadis tintaient pour moi les cloches argentines ;
Comment, jeune et sauvage, errait ma liberté,
Et qu'à dix ans, parfois, resté seul à la brune,
Rêveur, mes yeux cherchaient les deux yeux de la lune,
Comme la fleur qui s'ouvre aux tièdes nuits d'été.

Puis tu me vois du pied pressant l'escarpolette
Qui d'un vieux marronnier fait crier le squelette,
Et vole, de ma mère éternelle terreur !
Puis je te dis les noms de mes amis d'Espagne,
Madrid, et son collège où l'ennui t'accompagne,
Et nos combats d'enfants pour le grand Empereur !

Puis encor mon bon père, ou quelque jeune fille
Morte à quinze ans, à l'âge où l'oeil s'allume et brille.
Mais surtout tu te plais aux premières amours,
Frais papillons dont l'aile, en fuyant rajeunie,
Sous le doigt qui la fixe est si vite ternie,
Essaim doré qui n'a qu'un jour dans tous nos jours.


victor-hugo